La CFEM ne semble pas non plus adhérer aux nouveaux programmes...

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La CFEM ne semble pas non plus adhérer aux nouveaux programmes...

Message par Coindeparadis le Mar 2 Juin - 9:15

La Commission Française d'Enseignement des Mathématiques dans son dernier bulletin fait un certain nombre de reproches aux nouveaux programmes.
Bref compte rendu de la rencontre d’acteurs de l’enseignement des maths avec le CSP
Une réunion s'est tenue vendredi 29 mai à l'IHP, à l'invitation du Conseil Supérieur des programmes, sur les programmes de
l’école et du collège soumis à la consultation, dans le domaine mathématique et informatique. La participation était
nombreuse et variée (CSP, professeurs de primaire et de collège, représentants des composantes de la CFEM, rédacteurs
des programmes des divers cycles, informaticiens, membres de l'Académie des sciences).
La réunion débute par une introduction de Xavier Buff, membre du CSP, qui en précise l'objectif : il s'agit, dans le cadre de la
consultation qui vient de démarrer, d'affiner les projets de programme, dont la version définitive doit être rendue début
septembre. Le calendrier est serré et il faut commencer à travailler dès que possible en prenant en compte les remarques qui
remontent de la consultation. L'après-midi ne suffira évidemment pas à discuter toutes les questions qui se posent, il propose
une discussion de deux heures, suivie par une heure d'organisation du travail.
Luc Trouche, président de la CFEM, fait ensuite une présentation synthétique des remarques adressées à la CFEM par les
associations composantes; il propose 7 points critiques : la prise en compte du raisonnement, réduite dans les programmes
soumis à consultation ; la mise en évidence de la richesse de l’activité mathématique, qui est à revoir, en particulier dans le
volet 2 ; une lisibilité insuffisante (problèmes de clarté, de précision, d'harmonisation entre cycles et entre disciplines) ; la
question des repères de progressivité pour chaque année ; la place des outils dans l'enseignement ; la question de
l'interdisciplinarité
; la question de la formation des enseignants et des ressources; ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui, mais il
faut rappeler l'importance de cette question: si on ne la prend pas en compte, la réforme sera un échec.
Cécile Ouvrier-Buffet rapporte ce qui s'est dit le matin au conseil scientifique des IREM : il faut cadrer la nature de l'activité
mathématique, construire une cohérence entre les cycles, et expliquer dans les introductions des programmes de chaque
cycle cette cohérence et les relations entre disciplines; il faut aussi une entrée par les types de tâches.
Suit, pendant deux heures, une discussion très dense. D'abord sur l'informatique : il faudrait expliciter le but de cet
enseignement dans le volet 2 des programmes, et harmoniser ce qui est proposé en mathématiques et technologie, ce que
les groupes n'ont pas eu le temps de faire. L'informatique est plus que de l'algorithmique, il faut vraiment une partie de
programmation.
Ensuite sur la présentation des programmes, qui soulève de multiples questions : la nécessité de repères de progressivité
semble largement partagée, elle peut se traduire par des progressions annuelles, ou par des présentations argumentant
l’ordre dans lequel les notions doivent être travaillées.
Il est délicat de trouver le bon niveau de précision : des programmes
trop détaillés posent des problèmes (volonté de "finir le programme"), mais des programmes flous peuvent amener les
enseignants à se reposer sur des manuels. Il y a aussi la question des ressources d'accompagnement, qui peut créer des
tensions avec la DGESCO qui les gère (problème des liens hypertextes dans les programmes). Plusieurs personnes
signalent que des phrases négatives ("... n'est pas un attendu des programmes") peuvent avoir un effet nocif
. Il semble clair
que ces questions vont demander un gros travail de réécriture sur plusieurs points (géométrie, algèbre, informatique...).
Une partie du débat a porté sur la place de la démonstration, comme spécifique de l’activité mathématique, et sur les
diverses formes qu’elle peut revêtir. On peut aussi penser qu'au delà des preuves, les mathématiques fournissent des
concepts (par exemple celui de fonction, ou les divers types de nombres et de grandeurs) qui font aujourd'hui partie de la
culture commune.
On a abordé au cours de l'après-midi de multiples aspects des programmes, dont l'exiguïté de cette page ne permet pas de
rendre compte; la discussion a montré les exigences contradictoires auxquels ils devraient répondre, en terme d'horaire, de
niveaux et d'hétérogénéité des publics.
La dernière heure a été consacrée à planifier le travail à venir, après ce premier
débroussaillage, et en tenant compte des remontées de la consultation qui est en train de se dérouler. Dans un premier
temps, il y aura une cartographie de l'ensemble des mathématiques abordées sur les trois cycles, pour améliorer la
cohérence; il y aura ensuite un travail par courrier électronique, et deux réunions, probablement courant juillet, pour avoir un
projet global fin juillet, et une remise fin août. Un travail spécifique sera réalisé, avec la communauté informatique, pour
repenser la cohérence de l’introduction de cette discipline, tout au long des cycles, dans les programmes de mathématiques
et de technologie.
Il faut souligner le caractère très constructif de ce débat, qui montre la volonté d'avancer de la communauté mathématique et
informatique, alors que les origines très diverses des participants auraient pu poser des difficultés de point de vue et de
communication.

Coindeparadis

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Date d'inscription : 23/05/2015

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